{"id":1221,"date":"2010-06-19T16:59:13","date_gmt":"2010-06-19T14:59:13","guid":{"rendered":"https:\/\/ardiphotographies.fr\/?p=1221"},"modified":"2020-11-09T17:18:32","modified_gmt":"2020-11-09T16:18:32","slug":"fernand-bignon-une-vie-en-images","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ardiphotographies.fr\/?p=1221","title":{"rendered":"Fernand Bignon, une vie en images."},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"776\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/ardiphotographies.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/fig-01--776x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1222\" srcset=\"https:\/\/ardiphotographies.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/fig-01--776x1024.jpg 776w, https:\/\/ardiphotographies.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/fig-01--227x300.jpg 227w, https:\/\/ardiphotographies.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/fig-01--114x150.jpg 114w, https:\/\/ardiphotographies.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/fig-01--768x1013.jpg 768w, https:\/\/ardiphotographies.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/fig-01--1164x1536.jpg 1164w, https:\/\/ardiphotographies.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/fig-01--1552x2048.jpg 1552w, https:\/\/ardiphotographies.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/fig-01-.jpg 1879w\" sizes=\"(max-width: 706px) 89vw, (max-width: 767px) 82vw, 740px\" \/><figcaption>Fernand Bignon, autoportrait, vers 1920, d&rsquo;apr\u00e8s plaque de verre au g\u00e9matino-bromure d&rsquo;argent, 9 x 12 cm, coll. Famille Bignon. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Il est des hommes dont on peut raconter la vie en images. Fernand Bignon est de ceux-l\u00e0, tant il aura travers\u00e9 l&rsquo;existence accompagn\u00e9 d&rsquo;un appareil photo ou d&rsquo;une cam\u00e9ra, faisant de ses proches des sujets et de son environnement un d\u00e9cor. On ignore pourtant tout de la fa\u00e7on dont il rencontre la photographie.<\/p>\n\n\n\n<p>Fernand L\u00e9on Francis Bignon est n\u00e9 le 8 ao\u00fbt 1888 au 13, rue de la Constitution \u00e0 Avranches (Manche). Il perd son p\u00e8re\u00a0<a><sup>[1]<\/sup><\/a>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 1 an et vit alors avec sa m\u00e8re Berthe<a><sup>[2]<\/sup><\/a>et sa soeur a\u00een\u00e9e Andr\u00e9e<a><sup>[3]<\/sup><\/a>. En 1902, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 14 ans, il est plac\u00e9 en apprentissage comme ouvrier horloger chez M. Liz\u00e9e dont le magasin est situ\u00e9 \u00e0 quelques pas de son lieu de naissance. Sa m\u00e8re meurt en 1905 : Fernand reste seul avec Andr\u00e9e dont il sera proche toute sa vie. Elle sera le mod\u00e8le privil\u00e9gi\u00e9 de ses premi\u00e8res photographies. <\/p>\n\n\n\n<p>Le 1er octobre 1908, il entre comme ouvrier horloger chez Gabrielle Jardin<a><sup>[4]<\/sup><\/a>, propri\u00e9taire 8 rue du Pont Saint-Jacques \u00e0 Caen (Calvados), d&rsquo;une boutique d&rsquo;horlogerie bijouterie, qui propose aussi des objets d&rsquo;art. Gabrielle est une femme de go\u00fbt qui aime \u00e0 s&rsquo;entourer de belles choses. Une amiti\u00e9 profonde va rapidement les lier. Pour Fernand Bignon, commence une p\u00e9riode de d\u00e9couvertes, d&rsquo;apprentissage, de plaisir et de travail. Autodidacte curieux et passionn\u00e9, il se cultive gr\u00e2ce \u00e0 des ouvrages et se documente dans les revues de photographies. Si son initiation aux arts se fait sous l&rsquo;\u00e9gide de Madame Jardin avec qui il se rend parfois \u00e0 Paris, son perfectionnement photographique se fait au sein de la Soci\u00e9t\u00e9 caennaise de photographie (SCP). Fond\u00e9e en 1891, elle a longtemps fait partie des soci\u00e9t\u00e9s de photographies les plus prestigieuses et les plus actives<a><sup>[5]<\/sup><\/a>. Fernand Bignon en est \u00e9lu membre en f\u00e9vrier 1911<a><sup>[6]<\/sup><\/a>. Nous ignorons les conditions de son admission \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9. George L\u00e9vesque, dont la pharmacie jouxte la bijouterie de Madame Jardin, lui-m\u00eame photographe amateur et membre de la SCP, a-t-il servi de parrain ?  Fernand Bignon ne semble pas \u00eatre un membre actif de la soci\u00e9t\u00e9. On ne trouve pas trace de ses contributions photographiques ou \u00e9crites dans le bulletin publi\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9<a><sup>[7]<\/sup><\/a>. Il est cependant probable que la biblioth\u00e8que et le laboratoire mis \u00e0 la disposition des membres lui sont grandement utiles. Au moment m\u00eame de son admission, s&rsquo;ouvre l&rsquo;exposition\u00a0<em>Blanc et Noir <\/em>organis\u00e9e conjointement par la Soci\u00e9t\u00e9 des beaux-arts de Caen et la Soci\u00e9t\u00e9 caennaise de photographie \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de ville de Caen. Fernand Bignon y expose pour la premi\u00e8re fois deux tirages\u00a0<em>: Fillette au chapeau et Profil<\/em>. Cette participation \u00e0 un salon de photographies est la premi\u00e8re d&rsquo;une longue s\u00e9rie. Elle permet son introduction dans le cercle des soci\u00e9t\u00e9s de photographie et des photo clubs. Il entre en contact avec quelques-unes des figures du pictorialisme, notamment le Commandant Puyo. On peut penser que le statut de membre d&rsquo;honneur de la SCP de Puyo autorise Fernand Bignon, membre de la m\u00eame soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 le solliciter. Il t\u00e9moignera sa vie durant de l&rsquo;importance des conseils donn\u00e9s par le ma\u00eetre de la photographie pictorialiste.<\/p>\n\n\n\n<p>Fernand Bignon pratique alors deux types de photographies : la photographie monotype au\u00a0g\u00e9latino-bromured&rsquo;argent sur des plaques de verre 9 x 12 cm et la photographie st\u00e9r\u00e9oscopique qui permet une vision en relief. Il poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0 une certaine ma\u00eetrise<em>,<\/em>acquise gr\u00e2ce \u00e0 la lecture et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;abondante litt\u00e9rature consacr\u00e9e aux techniques photographiques. Les conseils dispens\u00e9s sont mis en pratique au cours de promenades ou lors de sc\u00e8nes compos\u00e9es dont Madame Jardin, sa fille Th\u00e9r\u00e8se, ses employ\u00e9s deviennent naturellement les sujets. \u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Madame Jardin introduit Fernand Bignon dans son cercle familial, lui pr\u00e9sente ses neveux et ni\u00e8ces, les enfants de son fr\u00e8re Joseph Fossard, prosp\u00e8re charcutier install\u00e9 rue de Vaucelles \u00e0 Caen. Fernand se lie ainsi d&rsquo;amiti\u00e9 avec Th\u00e9ophile<a><sup>[8]<\/sup><\/a>qui l&rsquo;entra\u00eene, arm\u00e9 seulement de son appareil photographique, dans des parties de chasse autour de Mutr\u00e9cy (Calvados), le long de la vall\u00e9e de l&rsquo;Orne o\u00f9 son p\u00e8re poss\u00e8de des terres agricoles et une ferme construite par les seigneurs de Hue au\u00a0XVIl<sup>e<\/sup>et XVIII<sup>e<\/sup>si\u00e8cle. Il fait \u00e9galement la connaissance des deux soeurs de Th\u00e9ophile, Marguerite<a><sup>[9]<\/sup><\/a>et Clotilde<a><sup>[10]<\/sup><\/a>.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Cette vie heureuse vole en \u00e9clats, d\u00e9truite par la d\u00e9claration de guerre et l&rsquo;ordre de mobilisation.\u00a0Fernand Bignon est incorpor\u00e9 au 1<sup>er<\/sup>r\u00e9giment de Zouaves en f\u00e9vrier 1915. M\u00eame s&rsquo;il conna\u00eet peu le front, il est boulevers\u00e9 par les horreurs de la guerre et sera impr\u00e9gn\u00e9, comme beaucoup d&rsquo;hommes de sa g\u00e9n\u00e9ration, d&rsquo;un profond pacifisme mis \u00e0 mal par la Seconde Guerre mondiale.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Marguerite Fossard est \u00e0 pr\u00e9sent une jeune fille : elle se fiance pendant la guerre \u00e0 Fernand Bignon qui lui \u00e9crit une lettre chaque semaine chez son p\u00e8re et tous les jours chez sa tante. Fernand est cantonn\u00e9 dans la Manche et la jeune fille trouve parfois l&rsquo;occasion de le rejoindre en secret pour quelques heures, pendant lesquelles il la photographie. D\u00e9mobilis\u00e9, il rentre \u00e0 Caen et le 20 mai 1919 \u00e9pouse Marguerite.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le p\u00e8re de Marguerite, Joseph Fossard, leur propose d&rsquo;exploiter la ferme de Mutr\u00e9cy o\u00f9 ils emm\u00e9nagent en novembre. Il leur adjoint Charles Dary, pr\u00e9c\u00e9demment son employ\u00e9, qui restera un fid\u00e8le compagnon de Marguerite et de ses filles jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1953. Clotilde, la jeune soeur de Marguerite, les rejoint en 1920<a><sup>[11]<\/sup><\/a>. Fernand Bignon y gagne un mod\u00e8le. Le confort \u00e0 la ferme est sommaire pour des jeunes filles ayant toujours v\u00e9cu en ville et l&rsquo;apprentissage du m\u00e9tier de fermier parfois difficile pour ces citadins. Mais Fernand et Marguerite aiment cette ferme, son jardin, les paysages alentour, le chemin du moulin qui descend vers les herbages et l&rsquo;\u00e9cluse sur l&rsquo;Orne. C&rsquo;est la p\u00e9riode la plus f\u00e9conde de sa production photographique. Il abandonne la pratique st\u00e9r\u00e9oscopique pour se consacrer exclusivement au monotype. Il s&rsquo;est install\u00e9 un laboratoire qui lui permet d&rsquo;effectuer ses d\u00e9veloppements et tirages sur place, s&rsquo;approvisionnant en produits aupr\u00e8s de Julien Burger, photographe et revendeur de mat\u00e9riel photographique install\u00e9 \u00e0 Caen au 146, rue Saint Jean. Stimul\u00e9 par la beaut\u00e9 des paysages et l&rsquo;\u00e9mulation cr\u00e9\u00e9e par sa participation aux salons, il photographie sans cesse, d\u00e9laissant parfois les travaux de la ferme pour r\u00e9aliser une prise de vue \u00e0 la composition soigneusement \u00e9tudi\u00e9e, \u00e0 la lumi\u00e8re longuement attendue. Il noue une amiti\u00e9 photographique avec Albert et Cl\u00e9mence Motte, leur fille Georgette et leur gendre Clodomir Desmarquet, \u00e9galement install\u00e9s \u00e0 Mutr\u00e9cy<a><sup>[12]<\/sup><\/a>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Annette na\u00eet \u00e0 Mutr\u00e9cy le 14 f\u00e9vrier 1920<a><sup>[13]<\/sup><\/a>, Fernande le 8 mai 1922<a><sup>[14]<\/sup><\/a>. Les photographies de Fernand se peuplent de deux fillettes \u00e0 la chevelure boucl\u00e9e. Jacqueline, la troisi\u00e8me, na\u00eet le 7 octobre 1929. Depuis plusieurs mois, Fernand, contre l&rsquo;avis de Marguerite, songe \u00e0 quitter cette ferme qui rapporte peu. Il souhaite que ses filles puissent b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une instruction plus solide que celle dispens\u00e9e par l&rsquo;\u00e9cole de Mutr\u00e9cy. Il voit dans la photographie une opportunit\u00e9 et se met en qu\u00eate d&rsquo;un commerce o\u00f9 il pourra exercer une activit\u00e9 d&rsquo;artisan photographe. Il \u00e9vite Caen o\u00f9 l&rsquo;influence de son beau-p\u00e8re aurait \u00e9t\u00e9 trop vive et o\u00f9 il n&rsquo;aurait pas pu faire valoir un pass\u00e9 de photographe autre que celui de photographe artistique, bien loin des crit\u00e8res de la photographie commerciale.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00a0Le 1er juillet 1930, la famille s&rsquo;installe 1 Grande rue \u00e0 Gisors (Eure)<a><sup>[15]<\/sup><\/a>. Le fonds de commerce est compos\u00e9 d&rsquo;une boutique, d\u2019un appartement situ\u00e9 au-dessus et d&rsquo;un studio au premier \u00e9tage du 31 rue Cappeville. Marguerite d\u00e9couvre le rythme d&rsquo;une boutique de photographe, Fernand celui d&rsquo;un studio, les enfants la vie en ville. Clotilde se r\u00e9v\u00e8le une aide pr\u00e9cieuse effectuant les d\u00e9licats travaux de repique et de retouche. Fernand d\u00e9laisse la photographie d&rsquo;art, sans doute pris par la pratique intensive du studio, marqu\u00e9e par les portraits, les mariages et l&rsquo;harassant travail de laboratoire. Il revient \u00e0 la st\u00e9r\u00e9oscopie, \u00e9dite une s\u00e9rie de cartes postales consacr\u00e9es \u00e0 Gisors, mais surtout d\u00e9couvre le cin\u00e9ma et se lance dans une intense production de courts films o\u00f9 appara\u00eet un aspect fac\u00e9tieux, vif et gai absent de ses harmonieuses compositions photographiques. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une exposition dont ils sont tous deux membres du jury, qu\u2019il rencontre Pierre Portelette dit Pierda<a><sup>[16]<\/sup><\/a>install\u00e9 \u00e0 La Villetertre (Oise). En 1938, ce dernier reprend un studio de photographie<a><sup>[17]<\/sup><\/a>rue Saint-Jean \u00e0 Caen et r\u00e9alise le portrait de Fernand. <\/p>\n\n\n\n<p>Une nouvelle fois, la guerre vient bousculer son existence, d\u00e9truisant ses id\u00e9aux de paix. Le 8 juin 1940, le magasin et l&rsquo;appartement sont d\u00e9truits par les bombardements allemands. Les n\u00e9gatifs, les tirages et les films conserv\u00e9s au studio et dissimul\u00e9s par les fonds peints, \u00e9chappent aux bombardements et aux pillages. Le magasin est r\u00e9install\u00e9 provisoirement dans un baraquement et la famille dans un appartement qui jouxte le studio de la rue Cappeville. Il faudra attendre 1953 pour que les Bignon retrouvent un magasin et un appartement 36 rue des Fr\u00e8res Planquais. Pendant cette p\u00e9riode de guerre, Fernand continue son activit\u00e9 de photographe professionnel et de cin\u00e9aste amateur&nbsp;&nbsp;&#8230;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La paix revenue permet \u00e0 Fernand et Marguerite de d\u00e9couvrir l&rsquo;Europe, le plus souvent en voiture. Fernand r\u00e9alise des albums de voyages. En dehors du studio, il se consacre essentiellement \u00e0 la photographie de famille et entame des s\u00e9ries ayant pour th\u00e8me les clochers d&rsquo;\u00e9glise ou, sur un mode plus humoristique, \u00ab&nbsp;Les vieux coins&nbsp;\u00bb. Il participe encore \u00e0 quelques salons de photographie, notamment \u00e0 Caen en 1948 et 1953<a><sup>[18]<\/sup><\/a>. Il se met \u00e0 la peinture. Annette puis Fernande se marient et les premiers petits-enfants naissent. En 1960 Fernand, touch\u00e9 par les signes pr\u00e9curseurs de la maladie d&rsquo;Alzheimer, cesse son activit\u00e9. Il d\u00e9c\u00e8de le 4 f\u00e9vrier 1969 \u00e0 Gisors et est inhum\u00e9 \u00e0 Cormelles-le-Royal (Calvados). Aid\u00e9e de Jacqueline et d\u2019un employ\u00e9 photographe, Marguerite fera fonctionner le studio jusqu&rsquo;en 1973, ann\u00e9e o\u00f9 Jacqueline prend sa suite. Le studio \u00ab&nbsp;Photo Bignon&nbsp;\u00bb sera c\u00e9d\u00e9 en 1985.<\/p>\n\n\n\n<p>Seule la production correspondant \u00e0 la premi\u00e8re p\u00e9riode d&rsquo;activit\u00e9 de Fernand Bignon comprise entre 1905 et 1940, a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un inventaire. On peut ainsi d\u00e9nombrer :<\/p>\n\n\n\n<p>627 plaques de verres au&nbsp;g\u00e9latino-bromured&rsquo;argent de format 9 x 12 cm dont sont tir\u00e9s 80 tirages originaux au bromure (certains tirages ont \u00e9t\u00e9 perdus)<\/p>\n\n\n\n<p>453 plaques st\u00e9r\u00e9oscopiques positives mont\u00e9es par Fernand Bignon lui-m\u00eame et un plus grand nombre de n\u00e9gatives,<\/p>\n\n\n\n<p>90 bobines de films 8 mm r\u00e9alis\u00e9s entre 1933 et 1960.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;ensemble de ces fonds a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un inventaire (localisation, identification, datation et cotation) d&rsquo;une num\u00e9risation et d&rsquo;un travail documentaire par l&rsquo;Ardi-Photographies et la mission M\u00e9moire audiovisuelle du P\u00f4le image Haute-Normandie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">C\u00e9line Ernaelsteen<br>Fr\u00e9d\u00e9rique Closier<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a><sup>[1]<\/sup><\/a>Son p\u00e8re Andr\u00e9 Fran\u00e7ois Bignon, n\u00e9 le 21 novembre 1845 \u00e0 Mayenne (Mayenne), est horloger et a \u00e9t\u00e9 un temps install\u00e9 \u00e0 Rennes (Ile et Vilaine) 6 rue Vau Saint-Germain. Il meurt \u00e0 Avranches en 1889 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 43 ans.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a><sup>[2]<\/sup><\/a>Sa m\u00e8re Berthe Jeanne Martin, n\u00e9e le 7 mai 1860 \u00e0 Avranches d&rsquo;un p\u00e8re tailleur, d\u00e9c\u00e8de le 29 octobre 1905.<\/p>\n\n\n\n<p><a><sup>[3]<\/sup><\/a>Andr\u00e9e Marie Reine Fernand Bignon est n\u00e9e \u00e0 Rennes le 15 ao\u00fbt 1884. Le 23 ao\u00fbt 1910, elle \u00e9pouse Edmond Thomasson qui la laisse rapidement veuve. Elle d\u00e9c\u00e8de le 18 octobre 1972 \u00e0 Saint Victor le Grand (Calvados).<\/p>\n\n\n\n<p><a><sup>[4]<\/sup><\/a>Maria Gabrielle Fossard, n\u00e9e \u00e0 Caen (Calvados) en 1875, \u00e9pouse Gaston Albert Jardin qui d\u00e9c\u00e8de en 1904. Sa fille Th\u00e9r\u00e8se H\u00e9l\u00e8ne Gabrielle Marie est n\u00e9e le 28 octobre 1902.<\/p>\n\n\n\n<p><a><sup>[5]<\/sup><\/a>\u00c0 ce sujet, consulter \u00ab Les cahiers de l&rsquo;Ardi N\u00b01, La Soci\u00e9t\u00e9 caennaise de photographie 1891-1948 \u00bb, \u00e9ditions ardi, septembre 2007.<\/p>\n\n\n\n<p><a><sup>[6]<\/sup><\/a>Elu lors de l&rsquo;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 13 f\u00e9vrier 1911, il assiste pour la premi\u00e8re fois \u00e0 une r\u00e9union le 6 mars 1911. Il sera r\u00e9pertori\u00e9 comme membre en 1911, 1912, et 1913. Revue photographique de l&rsquo;Ouest, 6e, 7e et 8e ann\u00e9e. Biblioth\u00e8que Municipale Caen la Mer, fonds normand, FN per anc 219.<\/p>\n\n\n\n<p><a><sup>[7]<\/sup><\/a>Le bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 caennaise de photographie fusionne en 1906 avec celui de la Soci\u00e9t\u00e9 bajocasse pour devenir la revue photographique de l&rsquo;Ouest.<\/p>\n\n\n\n<p><a><sup>[8]<\/sup><\/a>N\u00e9 le 18 ao\u00fbt 1892 \u00e0 Caen, Th\u00e9ophile Jules Joseph Fossard se marie le 13 octobre 1926 avec Madeleine Albertine Gosset et d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Ver-sur-Mer le 30 avril 1974.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a><sup>[9]<\/sup><\/a>N\u00e9e le 21 f\u00e9vrier 1897 \u00e0 Caen, elle y d\u00e9c\u00e8de le 17 janvier 1987.<\/p>\n\n\n\n<p><a><sup>[10]<\/sup><\/a>N\u00e9e le 7 mars 1904 \u00e0 Caen, elle d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Gisors le 4 octobre 1950.<\/p>\n\n\n\n<p><a>[11]<\/a>Elle vient d\u00e8s 1920 apporter son aide \u00e0 Marguerite lors de la naissance d\u2019Annette, m\u00eame si elle n&rsquo;appara\u00eet comme r\u00e9sidant \u00e0 la ferme qu&rsquo;\u00e0 partir de la liste nominative de 1926.<\/p>\n\n\n\n<p><a><sup>[12]<\/sup><\/a>De nationalit\u00e9 belge, Albert et Cl\u00e9mence Motte se sont r\u00e9fugi\u00e9s en France en 1914. Ils ont un temps tenu un commerce de photographies \u00e0 Caen. Leur fille Georgette et son mari Clodomir Desmarquet suivront l&rsquo;exemple de Fernand Bignon abandonnant l&rsquo;exploitation de la terre de Mutr\u00e9cy pour se consacrer \u00e0 un studio de photographie d&rsquo;abord \u00e0 Fresney le Puceux puis \u00e0 Thury-Harcourt. Les deux familles resteront en contact jusqu&rsquo;\u00e0 la Seconde Guerre. A ce sujet, consulter les \u00ab Les cahiers de l&rsquo;Ardi N\u00b02, Le studio Desmarquet 1930-1956\u00bb, \u00e9ditions ardi, avril 2008.<\/p>\n\n\n\n<p><a>[13]<\/a>Elle \u00e9pouse en 1946 Albert Le Cieux. Na\u00eetront deux gar\u00e7ons Dominique en 1949 et Hugues en 1954.<\/p>\n\n\n\n<p><a>[14]<\/a>Elle \u00e9pouse le 22 d\u00e9cembre 1951 Guy. Bureau. Na\u00eetront deux filles Fr\u00e9d\u00e9rique en 1954 et Claude en 1956.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a>[15]<\/a>Aujourd&rsquo;hui rue de Vienne.<\/p>\n\n\n\n<p><a>[16]<\/a>Au sujet de Pierda, consulter le catalogue de l&rsquo;exposition du Mus\u00e9e des Beaux-arts de Caen. \u00ab Pierda, photographies 1890-1971 \u00bb, mus\u00e9e des Beaux-arts, Caen, 1999.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a>[17]<\/a>Arriv\u00e9 \u00e0 Caen en 1937, il ach\u00e8te le studio Froment o\u00f9 il officiait jusqu\u2019alors comme collaborateur.<\/p>\n\n\n\n<p><a><sup>[18]<\/sup><\/a>En 1948, Pierda organise une exposition consacr\u00e9e \u00e0 la nature morte intitul\u00e9e \u00ab De Chardin \u00e0 Laure Albin-Guillot \u00bb dont Laure Albin-Guillot est la marraine. Bignon y expose une s\u00e9rie pleine de fantaisie consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;argent et aux taxes. En 1953, le photo cin\u00e9-club de l&rsquo;Ouest avec lequel la Soci\u00e9t\u00e9 caennaise de photographie a fusionn\u00e9 en 1948 organise un salon o\u00f9 Fernand pr\u00e9sente plusieurs photographies<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est des hommes dont on peut raconter la vie en images. Fernand Bignon est de ceux-l\u00e0, tant il aura travers\u00e9 l&rsquo;existence accompagn\u00e9 d&rsquo;un appareil photo ou d&rsquo;une cam\u00e9ra, faisant de ses proches des sujets et de son environnement un d\u00e9cor. On ignore pourtant tout de la fa\u00e7on dont il rencontre la photographie. Fernand L\u00e9on &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/ardiphotographies.fr\/?p=1221\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Fernand Bignon, une vie en images.&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[11,12],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ardiphotographies.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1221"}],"collection":[{"href":"https:\/\/ardiphotographies.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ardiphotographies.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ardiphotographies.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ardiphotographies.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1221"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/ardiphotographies.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1221\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1228,"href":"https:\/\/ardiphotographies.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1221\/revisions\/1228"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ardiphotographies.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1221"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ardiphotographies.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1221"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ardiphotographies.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1221"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}